Renaissances

Finalement, l’immortalité n’est pas une bonne chose 

Accepteriez-vous de devenir immortel pour continuer à améliorer le monde? C’est la question qui a été posée à Damian, un célèbre entrepreneur ayant participé à la reconstruction de New York, au crépuscule de sa vie à cause d’un cancer qui le ronge de l’intérieur. Son interlocuteur Albright, travaillant pour une société assez obscure du nom de Phénix, lui offre l’opportunité de transférer son esprit dans un corps de substitution, une coquille vide, plus jeune, plus athlétique afin de prolonger sa vie. Damian accepte et redécouvre les joies de la jeunesse, du luxe et des jolies femmes mais en proie à des visions, il découvre un terrible secret sur son opération. Phénix est prêt à tout pour conserver ce dernier .

510747Bon, le fond de couleur bleu rappelle «  Looper », la dématérialisation rappelle « Source Code », il ne manque plus que la thématique sur le fait que l’immortalité n’est que pour les riches de « time out » pour que les critiques croient que Renaissances est un composite des 3.

Renaissances ancre parfaitement la science-fiction dans l’Amérique actuelle (plutôt l’Amérique pré réforme d’Obama car le scénario date de 2010 et il a été tourné en 2013), marquée par la disparité d’un système social permettant aux riches de se payer l’immortalité et aux pauvres de se sacrifier pour sauver un de leur proche d’une maladie grave. Le tout est marqué par quelques thémes, certes pas novatreurs mais encore intrigants, que n’aurait pas renié Philip K Dick : tels un questionement sur l'etre humain au travers de la notion d’héritage, ou encore celui du double et de la memoire par exemple.

Renaissances

Alors dit de cette manière et au vu de la bande d’annonce, cela a quoi de surprendre mais ce que je viens de vous évoquer n’est qu’une infime partie  de l’iceberg. Le film est marqué par l’indécision au niveau de son identité rendant le spectacle hybride entre un divertissement profond et novateur et série B du dimanche soir formaté pour un public de masse. Les thèmes sont souvent plus effleurés qu’épousés, laissant aux spectateurs encore plus de questions à la sortie de la salle. Ils sont dissimulées sous une intrigue  linéaire et simple mais prévisible, alternant thriller, action et Sf tout en passant par la case mélo, à tel point qu’on a presque peur de ne pas voir se réaliser la fin tant attendue.

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Mais Renaissances fonctionne avec une efficacité détonante, on est plongé pendant près de 2 heures dans un univers globalement cohérent, on ne s’ennuie  jamais. Beaucoup moins marqué par sa patte visuelle baroque, la mise en scène de Tarsem Singh (The Cell), bien aidée par un montage dynamique et ciselé, sert parfaitement la dramaturgie de son scénario avec une sobriété remarquable, loin des effets spéciaux bien clinquants auquels nous avait habitué ce type de production, tout en nous servant quelques scènes qui restent gravées dans notre rétine (le découpage de certaines scènes sur le rythme d’une musique,  le rendu visuel des visions est assez bien foutu). Ryan Reynolds et Ben Kingsley composent un Damian tout aussi complexe qu’intéressant et Matthew Goode prouve une nouvelle fois avec le personnage d’Albright qu’il se délecte à jouer des méchants sans remords avec un sang froid glaçant. Tous les autres acteurs jouent aussi bien mais cela risque de vous livrer de gros spoils sur l’intrigue je vais donc en rester là.

Renaissances film matthew goode ryan reynoldsAu final, Renaissances séduit plus qu’il ne déçoit et durant cet été assez décevant, il nous offre un petit moment divertissant intriguant et assez bien construit, ce qui n’est déjà pas si mal.

Willard

Renaissances

Un film de science-fiction qui s’ancre parfaitement dans le monde contemporain et c’est une bonne chose

Un remake de Source Code, de Looper ou de Time out mais il reprend certains thèmes

Doté d’une narration plaisante mais prévisible

Qu’une simple série B formatée pour la soirée télévisuelle familiale du dimanche soir

Doté d’une bonne direction d’acteurs

Totalement abouti dans le traitement de ses thématiques

Bien mis en scène et bien rythmé 

À conseiller au fan de la première heure de l’univers visuel de Tarsem Singh

Série B extrêmement efficace 

Ben Kingsley Ryan Reynolds Thriller Science-Fiction Hollywood USA tarsem Singh

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