Whiplash

Un drame passionné sur le jazz et l’obsession de la réussite

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Aujourd’hui 24 décembre, il s’agit d’un jour spécial pour notre site, ce n’est pas seulement le fait que l’on soit  la veille de noël mais surtout qu’a un jour près cela fait 7 mois que Cinematogrill  existe. Ce jour est aussi celui de la sortie de Whiplash sur nos écrans, le premier film dont j’ai parlé sur ce site. Vous êtes en train de vous dire pourquoi ressortir un article vieux de plus de 7 mois ? Déjà parce que 7 mois après je me suis aperçu que ce premier article n’était pas assez bon à mes yeux et comme disait une maxime de Nicolas Boileau « Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage »; d’autre part car 7 mois après son visionnage ,ce film m’a laissé un souvenir impérissable. Décryptage

Histoire : Andrew,19 ans, rêve de devenir l’un des meilleurs batteurs de jazz de sa génération. Mais la concurrence est rude au conservatoire de Manhattan où il s’entraîne avec acharnement. Il a pour objectif d’intégrer le fleuron des orchestres dirigé par Terence Fletcher, professeur féroce et intraitable. Lorsque celui-ci le repère enfin, Andrew se lance, sous sa direction, dans la quête de l’excellence.

L’univers de la musique est un sujet que connait bien le réalisateur Damien Chazelle,ancien membre d’un programme de jazz destiné à former de jeunes talents, dirigé par un professeur extrêmement exigeant selon ses dires). Whiplash apparait autant comme un film presque autobiographique que comme un thriller psychologique assez efficace.Chazelle ne se concentre que sur ses deux personnages principaux et cela n’est pas plus mal car cela donne deux affrontements passionnants.

Le premier est un affrontement à la fois psychologique, intense et brutal entre le maître, Terence Fletcher un personnage tyrannique, brutal et grossier; et l’élève Andrew, véritable double du réalisateur, mis à l’épreuve et maltraité par Fletcher qui va le pousser sans cesse dans ses retranchements durant l’intégralité du film.

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Le second est celui du personnage d’Andrew contre lui-même car dans sa quête de l’excellence ce jeune étudiant va tout sacrifier et va même jusqu’à littéralement se faire mal pour arriver au degré de perfection qui le fera basculer dans la cour des grands et ainsi réaliser son rêve.

Miles teller whiplash 2

Cela permet au réalisateur de multiplier les scènes intenses et brillantes (je cite à titre d’exemple la scène de la mort subite qui me hante encore 7 mois plus tard) sur un rythme calqué de manière métronomique sur celui d’un match de boxe: on assiste d’abord à échange de coup de poing, puis on reprend doucement son souffle avant de  conclure avec un punch flamboyant qui nous laisse sans voix. Whiplash est de cette trempe-là, un film à la fois dur, passionnant, intense et parfait à tout point de vue (scénario, B.O, interprétation, mise en scène).

Whiplash damien chazelle

Avec ce deuxième long métrage (j’attends toujours le distributeur courageux qui prendra le risque de diffuser, en France, «Guy and Madeline on a Park Bench»), Damien Chazelle rentre dans la cour des grands car en l’espace d’un an le jeune réalisateur multiplie les récompenses prestigieuses (Grand prix à Deauville et à Sundance), et s’impose comme l’un des réalisateurs américains les plus prometteurs de sa génération, avec J.C.Chandor (Margin Call , All Is Lost, A Most Violent Year) et Jeff Nichols (Take Shelter, Mud).

Cette impression n’est pas près de faiblir tant je me rends compte 7 mois après l’avoir visionné que Whiplash a toutes les qualités pour devenir un film culte: des dialogues inoubliables (« Are You a rusher? Are you a dragger? Or are you gonna be on my FUCKING Time?! »); une bande originale prenante (merci à Justin Hurwitz d’avoir remis au gout du jour ces classiques jazzy); des séquences d’anthologie.

Mais, la qualité principale du film résulte sur l’affrontement deux personnages inoubliables: d’un côté le personnage d’Andrew interprété brillamment par la star montante Miles Teller; mais surtout, de l’autre, celui de Terrence Fletcher, car avec son interprétation qui frôle la perfection, J.K. Simmons (en attendant son oscar en février prochain) réussit à ce que son personnage rentre directement au panthéon des personnages de fiction sadique culte,où règne en maître le Sergent Instructeur Hartman de « Full Metal Jacket », en bonne place juste a coté de Vernon Schillinger (OZ).

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Je ne saurais vous donner plus de raisons de ne pas manquer ce petit bijou filmique, sans vous gachez le plaisir de le decouvir, il ne me reste qu’à vous souhaiter un joyeux Noël et vous dire à très vite.

Whiplash

 Réalisé par un metteur en scène à suivre de très prés

Un morceau de Metallica (vous comprendrez en tapant le titre sur You Tube)

Brillamment interprété (JK j’ai toujours su que ton talent serait un jour reconnu)

Un film où les personnages secondaires ont une grande importance

Un film en passe de devenir culte

Un film qui laisse place à l’émotion

L’un des meilleurs films de l’année 2014

Une adaptation jazzy de la première heure de « Full Métal Jacket » mais un film beaucoup plus passionnant que cela 

 Petite pépite inoubliable

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