Captain America: Civil War

  • Par alc1de
  • Le 19/04/2016
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Friendly Fire

 

Après les événements d'un peu tous les films précédents et les dégâts collatéraux concomitants, les Avengers doivent faire face à leurs responsabilités. Parce-que oui, j'ai fait du ping pong avec un building pour éviter la fin du monde n'est pas une excuse valable ici, j'ai pas forcemenent compris pourq... Ah tiens spider man ! Film de l'année/20

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Un détail intéressant, c'est la présence de Pepper Pots/Gwyneth Paltrow tout au long du film sans pourtant faire une seule apparition.

Donc dans un déluge de dialogues frôlant la portée politique de la prélogie star wars, Iron Man veut passer sous le contrôle de l'ONU alors que Captain veut pas.
Je force le trait mais en fait c'est pas si mal agencé, la rivalité entre les deux compères optimisés pour botter des culs est plus que crédible. Dommage que l'on ne puisse pas en dire autant du reste du casting. Certains comme par exemple Ant Man se pointant comme une fleur dans un des deux camps pour une sorte de long cameo à vingt millions de dollars (on appelle aussi ça un second rôle ? Au temps pour moi). Dans le même esprit Spider Man - très crédible, enfin il ressemble à l'adolescent impertinent du comics - et Black Panther, sans être déplacés ou inutiles, ne se détachent pas complètement du teasing de leurs films solo à venir.

 

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Martin Freeman rejoint le casting ultra prestigieux de l'écurie Marvel, du coup à partir de Dr Strange cet automne la série comptera les deux interprètes de Sherlock, comme le Hobbit. Voilà, c'est rigolo. Vous pouvez continuer l'article.

 

La seule véritable audace s'avérant payante tient à la réécriture complète du baron Zemo, nemesis "classique" du captain (un savant fou Nazi mais comme les Nazis ça passait pas la censure dans les années 70, c'est un savant fou de l'hydra). Ici incarné par Daniel Brühl, le sniper fierté de la nation d'inglorious Basterd, surprenament juste en humain corticalisé contre les héros bourrin. Personnage inattendu, parfaitement oubliable mais inattendu.

Civil War a toute les qualités d'un Marvel, une équipe de personnages attachants, de l'humour à foison et un rythme ne faiblissant pas; une sensation de familiarité est posée de son apparition de Stan Lee à sa scène post générique. On se sent comme à la maison et au final pourquoi pas.

Au titre de ses défauts, on peut citer une mise en scène des combats se résumant à une succession épileptique de plans, usant parfois de l'accéléré sans finesse pour nous faire mollement croire à ces surhumains ou encore le fait qu'en plein combat chacun demande après une mandale propre à déboiter Godzilla s'il sont toujours copains.

 

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Le premier Capitaine America était assez mordant sur le côté bourrage de crâne pro-américain datant de la Première Guerre mondiale, le second critique sur le big data et les abus des services de renseignements en pleine révélation sur le NSA, ici... il y a bien une séquence vaguement pertinente sur un drone mais bon, ça fait plus pub pour un éventuel produit dérivé.


Ça se suit avec plaisir mais l'aspect familial politiquement correct revendiqué à chaque instant ou presque désamorce toute tension, la scène la plus "dark" du film étant probablement sa bande annonce. La Civil War se révèle bien plus civile que guerrière surtout face à son homologue sur papier. On est devant un ersatz passé à la moulinette arc-en-ciel activée par deux bisounours. Prévisible ? Bien sûr, mais c'est pas pour ça que je vais bouder mon plaisir à retrouver Robert Downey Junior et consorts.
Reste un dernier point, plus que les autres Marvel qui se contentaient d'une référence dans un dialogue ou dans un décor au reste de la saga, ici couper au visionnage des deux premiers captain américa accompagnés des avengers condamne à passer la séance à se demander qui est le mec avec un bras robot et surtout où est Deadpool. Les fans aimeront, le film leur faisant du pied en étant toujours plus jouissif dans l'iconisation délirante de ses protagonistes, comptant beaucoup sur la dynamique d'une série télé dans ses relations entre les personnages, le reste profitera du spectacle pyrotechnique sans trop se poser de question.

 

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Anecdote rigolote numéro 2 : à un moment Captain évoque sa mère Martha, vu que c'est Sarah dans le comics et que le nom Martha est l'objet d'un bon gros troll sur internet à propos de Batman vs Superman, je me demande si Marvel n'aurait pas lancé une pique à DC.

Le 13eme film Marvel, pile poil au centre d'un calendrier couvrant deux décennies (puisqu'il inaugure la phase trois sur quatre) remplis donc efficacement son rôle de charnière. En grand écart entre le délire visuel d'un avengers qu'il n'atteint pas (oui car le tarmac d'un aéroport ça vaut pas une ville flottante) et la poursuite d'une histoire propre au captain passant d'étendard de la nation à mal nécessaire en l'espace de trois films, Civil War n'a pas la fraîcheur des gardiens de la Galaxie mais reste un divertissement particulièrement solide. Moins fendart qu'un Deadpool, moins ambitieux qu'un Batman vs Superman (qui perd le duel par un manque global de maitrise sur la durée), Marvel Disney persiste tout de même sans mal sur sa lancée. Si quelques signes de fatigue pointent ça et là, la machine est suffisamment bien huilée que pour ne pas s'essouffler avant pas mal de temps.

De toute façon quoi que j'en dise soit vous avez déjà prévu d'aller le voir, soit vous avez prévu de sciemment l'ignorer, dans tous les cas ça me fait relativiser mes arti... Oh Birdman fera peut-être le vautour dans le prochain Spider-Man ! Film culte/20

ant

Captain America : Civil War

Supporté par un casting de fou furieux, héros comme acteurs, qui vaut à lui seul le détour.

Bien filmé et monté pour ses scènes de baston, la fluidité de Joss Whedon manque à l'appel.

Un épisode plutôt charnière dans la saga, amorçant la phase 3 ce qui le ferme plus que les précédant au népophyte complet

Un récit sur les origines de spider Man ou Black Panther, rapidement mais correctement introduit, ils annoncent surtout de futurs films leur étant consacrés

Autant Iron Man 4 que Captain America 3, et c'est pas les 40 millions de $ du cachet de RDJ (et participation aux benef) qui diront le contraire

Original dans le sens ou malgré quelques twists et nouveaux personnages, on reste en terrain connu

Comme Ultron, inférieur à la version comics

Mon film de super héros favori de 2016, la faute a un manque d'audace même si en bon gros fan mon coeur de geek à fremis plus d'une fois

Ils ont loupé une super occasion d'appeler le film "le monde de Zemo"

 

adaptation cinématographique fantastique Science-Fiction Adaptation Hollywood USA

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